Tremblement de terre au pays des merveilles
A arpenter les grandes villes du monde où la tranquille aisance matérielle semblait
inscrite à tous les frontons de la vie, Massinon se disait que rien ne semblait pouvoir
vaciller dans ces espaces, à moins, excusez du peu, d'un cataclysme naturel. C'était
somme toute percevoir les soubresauts catastrophiques que la vie économique du
monde entier allait provoquer…
Wonderland, l'internationale des pays riches, tremble et ses habitants avec. Qu’ils
détiennent un portefeuille boursier ou une carte de transport vers le travail le plus
modestement payé.
Faire bouger les lignes des certitudes fait partie des intuitions de l'artiste, une
pulsion de raison avant l'heure. Et avec Massinon le seuil d'alerte atteint les
fondations, les murs, les toits des pavillons, les symboles de confort de tout un
chacun. Les lignes se déplacent, ou rien qu'un tremblement pour se faire peur. Du
semblant de semblant pour ne pas voir le vrai bougé, celui qui travaille
souterrainement sans qu'on le voie venir parce qu'on n'y comprend pas grand chose
ou parce qu'on n'y peut rien? Un monde secoué, on peut le dire.
Le Palais Brognard et les écrans boursiers s'en remettront-t-ils ? Recollera-t-on les
morceaux des effondrements ? Les emboîtements financiers et structurels sont
déréglés et aléatoires, c'est le grand casino tournant jusqu'à l'explosion.
Ils sont là aussi, emblèmes ou gentils objets de design désincarnés, le mégaphone, le
pistolet, celui des manifestations, des répressions, de l'armée solide et sculptée dans
le drap et les nuques aux cheveux luisants des certitudes des dictatures.
Les étendards vibrent dans les chants que l'on n'entend pas. Peu importe leur
nationalité : les soldats sont inquiétants mais est-ce qu'ils ne seraient pas beaux en
même temps et est-ce que nous ne serions pas prêts à envier leur élan, nous qui
avons peine à nous emballer pour une solution que nous ne trouvons pas ?
Nous sommes derrière eux, nous sommes appelés à prendre du recul, un pas en
arrière pour mieux penser le piège dans lequel ils pourraient tomber. Ils sont
séduisants, certes, mais pourtant semblables à nous, tous pareils, aimantés comme
des mouches par une parole de propagande, médusante, sans réplique.
Et regardez Churchill, Roosevelt, Staline, les grands horlogers du monde d'après
guerre, qui ont fait sonner les heures : les voici, déboulonnés et oscillant avant de
tomber ou alors riant d'eux mêmes et des tours joués à l'histoire ...
Où en est Wonderland ? Comment tourne le grand manège désormais? Que dire à
la petite vieille en fichu et son bazar de survie offert sur le trottoir à qui passe pour
voir et n'y pouvoir rien?
La nostalgie ou l'amnésie guette : l'histoire et ses tremblements vous trouble la vue
et vous secoue... Cela pourra-t-il suffire pour nous réveiller
? LBeauquel
Exposition Earthquake in
Wonderland JeanChristophe Massinon
Le Préau / IUFM de Lorraine – UHP / du 27 Novembre au 18 Décembre 2009 /
Welcome to Wonderland Dispositif bois, résine, peinture acrylique+ Pavillon, acrylique sur toile
Vue de l'exposition
Vue de l'exposition 2
Vue de l'exposition 3
Vue de l'exposition 4
Vue de l'exposition 5
Vue de l'exposition 6
Vue de l'exposition 7
La Bourse acrylique sur toile
4 panneaux
325 x 195 cm Babouchkas acrylique sur toile Le bruit des bottes 1 acrylique sur toile Le bruit des bottes 2 acrylique sur toile Le bruit des bottes, ensemble acrylique sur toile Le bruit des bottes 3 acrylique sur toile Le bruit des bottes 4 acrylique sur toile Le bruit des bottes 5 acrylique sur toile Lauriers bois découpé, acrylique Pavillons Acrylique sur toile
100 x 162 cm
Arc de triomphe Acrylique sur 3 panneaux
295 x 162 cm
Blason plexis et néon
Honneurs bois acrylique ampoules electriques
Vue ensemble
Mégaphone Bois peinture acrylique Monsieur M bois découpé, acrylique, poutrelle acier Pendu mixed media Solo girl acrylique sur toile Honneurs et clefs bois découpé, acrylique
Honneurs couleur bois découpé, acrylique Clefs bois découpé, acrylique, crochets laiton Diamant bois découpé, acrylique Peanut 2 bois découpé, acrylique Etoile Acier galvanisé, peinture epoxy, édition de 6 Buches bois découpé, carton, acrylique Vernissage Vernissage Vernissage Vernissage Norgen Ash live - Vernissage Vernissage
Pendant le vernissage, illustration sonore de Norgen Hash + Telecaster
Galerie Le Préau
IUFM de Lorraine / Université Henri Poincaré
5, rue Paul Richard 54320 Maxéville > +33 (0)3 83 17 71 83 / du lundi au samedi de 8h à 18h
Contacts > lilyane.beauquel@lorraine.iufm.fr / maud.guely@lorraine.iufm.fr
www.lorraine.iufm.fr > La Culture
Avec le soutien de la DRAC Lorraine et de la ville de Maxéville
Livre d’images préparatoires, de dessins et d’inspiration inhérent à l’exposition Earthquake in wonderland disponible pendant le vernissage
Tours ornithologiques, masques animaliers, catalogue illustré. Massinon propose un point de vue sur la vie (sauvage ?) dans l’espace urbain. Les animaux et les
hommes se partagent le territoire depuis toujours et sans accord préalable ni formalité administrative. Le partage territorial inter espèces serait donc possible ?!
Avec la Galerie Octave Cowbell
Production Ville de Metz
Crédit Photo Mathieu
Tremblin
Tour de Contrôle
450 x 350 x 130 cm
bois, peinture acrylique
Crédit Photo Mathieu Tremblin
Crédit Photo La Plume Culturelle
BESTIAIRE URBAIN
Livre animalier et badges distribués pendant la Nuit Blanche
Cette expression signifie littéralement Contrée d'aucun homme.
Le no man’s land se situe entre deux feux, entre deux camps, entre deux.
Par extension, la chambre d’hôtel est aussi une zone neutre située entre la veille et le lendemain. On y fait un stop par envie ou nécessité, on y fait l’amour, ou on y fait rien, on y vide le bar
ou le papier toilette…
Territoire étrange, sans passé ni avenir, lavé, brossé, aspiré chaque matin pour effacer les traces de la veille.
Dans la nuit du 25 septembre 2009, Massinon investit la Contrée d'aucun homme avant de la quitter le lendemain ou peut-être avant.
Castel Coucou laisse carte blanche à une quinzaine d'artistes pour investir 19 chambres de l'Hôtel de la Poste à
Forbach et proposer leur vision personnelle dans un lieu singulier relevant du public et du privé, de l'anonyme et de l'intime.
Dans ce lieu de passage et de proximité, les projets des artistes évoquent la relation à l'autre, ses correspondances et ses manques.
Le but est de passer un moment convivial toute une nuit en découvrant des œuvres dispersées sur deux étages et de pouvoir rencontrer les artistes invités en toute intimité.
En outre ce projet permet de réunir des artistes émergents ou confirmés et de défendre des projets caractérisés par leur singularité.
Artistes invités : Valérie Bert, Agence Borderline, Vincent Delmas, Vincent Donnet, Benjamin Dufour, Sebastien Grisey, Tommy Laszlo, Ulrich Ludat, Jean-Christophe Massinon, Miaou, Chloé Ruchon,
Skall, Alberto Sorbelli, Système Son Saucisse, Philippe Zunino
Kilo est un projet de la galerie Octave Cowbell, realisé pendant plusieurs semaines, dans le cadre de "Constellation", la manifestation de préfiguration du Centre Pompidou - Metz.
Dans la langue des pavillons de marine, "kilo" signifie : "Je veux entrer en communication avec vous". Le projet a consisté à transformer la galerie messine en atelier ouvert produisant affiches,
dépliants, flyers, multiples, art virtuel et multimedia... Avec les moyens du bord, les artistes et graphistes ont travaillé très librement sur l'image du nouveau centre d'art dans son
contexte géographique et politique. Dans les années 70, la construction de "Beaubourg" suscita de nombreuses reactions d'incompréhension ou d'hostilité. En 2009, la construction d'un bâtiment
muséal, si avant-gardiste qu'en semble l'architecture, suscite beaucoup moins de passion. Le caractère consensuel des réactions face aux institutions artistiques laisse craindre une certaine
banalisation des activités culturelles... L'insolence déployée par les artistes de kilo est une manière de se prémunir contre le risque d'indifférence et d'ennui qui menace, de fait, toute
enterprise de cette envergure.
"Je veux entrer en contact avec vous" est une invitation au public à se sentir concerné par la creation d'un nouveau lieu d'exposition et de creation. Avant même son inauguration, il s'agit de
s'approprier son image, pour en faire, à l'opposé du symbole d'impérialisme culturel redouté par certains, le signe d'une liberté d'expression.
Faire flotter le pavillon "Kilo" sur Octave Cowbell semblait d'autant plus opportun qu'il s'agit de la plus petite galerie messine, née, il y a six ans, de la volonté d'un groupe de personnes
décidées à ne pas périr de morosité, dans une ville que rien, à cette époque, ne destinait à devenir un lieu phare de l'art contemporain. Dans le désert messin, le caractère alternatif de la
structure n'a pas freiné sa croissance, ni empêché une certaine reconnaissance institutionnelle. Aujourd'hui, c'est à l'appel de Pompidou même que le plus petit lieu d'art contemporain s'attaque à
son grand frère, avec une fraternelle désinvolture.
Le mercredi 24 juin, Kilo et sa bande de marins déjantés se déportent sur le Quai de la Seine(Paris XIXe), et montent à bord de la péniche Demoiselle avec leur cargaison de productions en tous
genres.
Artistes participants :
Agence Borderline
Samuel François
Lieuxcommuns
Jean-Christophe Massinon
Nicolas Muller
Patrick Perrin
Les frères Ripoulain
Gregory Wageneim
Exposition / soirée Boat media
mercredi 24 juin 2009 de 14h à 2h
Péniche Demoiselle – Quai de la Seine 75019 Paris
Face au 57 quai de la Seine, Paris 19eme (http://www.peniche-demoiselle.com/)